La mobilisation des associations des citoyens et des élus au cours à partir de septembre 2010 avait conduit la majorité actuelle à faire adopter le loi du 13 juillet 2011 qui interdit la fracturation hydraulique et un nouvel examen des 64 permis délivrés entre 2008 et 2010. Seuls 3 permis ont été abrogés en novembre dernier. L'encre d ela loi n'était pas encore sèche que les pétroliers étaient déjà à la manoeuvre pour "contourner" cette prohibition. Sous le patronage du gouvernement , ils ont organisé un colloque le 17 janvier dernier pour sonner le rassemblement et la charge contre les irréductibles opposants à leurs appétits. Tandis qu'ils préparaient les forages autorisés en 2008/2010, dans la discrétion feutrée des palais nationaux de nouveaux permis étaient instruits qui devraient notamment transformer le bassin parisien en champs de derricks, juste le temps attendre d'être autorisés à fracturer la roche mère avec un procédé ou un autre. Les collectifs ont organisé le même jour un contre colloque qui a reuni près de 400 participants. Plusieurs communications scientifiques, des témoignages d'opposants étrangers et de la situation en France ont renforcé la mobilisation et permis de répliquer à l'offensive des pétroliers. De nouveaux recours judiciaires ont été engagés contre les permis accordés. C'est le cas notamment contre celui de Château-Thierry. Le titulaire, Toréador Hess, n'a pas publiquement caché sa volonté de forer en affirmant qu'il fallait que l'opinion publique, en substance, "s'habitue à la fracturation hydraulique" ! La société recherche des locations pour loger des salariés proche de Rozoy-Bellevale. Nous savons ce qui nous reste à faire.