Egalité-sur-Marne

"L'Europe nous regarde!"

Après une semaine très médiatisée autour de l'antenne relais, il convient de commencer à tirer un bilan.



"L'Europe nous regarde!"
"L'europe nous regarde!" affirmé, sans rire, Monsieur Beauvois l’adjoint au maire chargé de l’éducation et de la citoyenneté (et lui-même enseignant) devant les conseils des écoles des Chesneaux enfin réunis mercredi 6 mai pour évoquer la décision de fermeture prise pour le jour de la rentrée des vacances.
C’était l’unique objectif affiché : cette décision a été fortement médiatisée et les radios, les télévisions se sont précipitées. Elle s’inscrit dans un contexte national de contestation de l’implantation des antennes de téléphonie au nom du principe de précaution face aux risques sanitaire auxquels sont exposés les riverains. La tenue actuelle du « grenelle des ondes » renforce le tropisme médiatique.
La particularité de Château-Thierry tient au fait que c’est l’actuelle municipalité qui a autorisé le 1er août dernier l’implantation de l’antenne contestée des Chesneaux, sans aucune concertation préalable avec les riverains, les parents et les enseignants des deux groupes scolaires.
Alors bien sûr, pour faire oublier cette circonstance, elle en « fait beaucoup », cela mobilise les médias (sans doute même européens, peut-être même internationaux,  si l’on en croit l’adjoint cité ci-dessus).   
Fermer une école est une décision grave. Elle perturbe la scolarité des élèves, pose des contraintes aux parents, aux enseignants et à tous les personnels concernés et a un coût (500 euros par jour)
Fermer l’école des Chesneaux mais jusqu’à quand ?
Cette médiatisation vise à faire céder l’opérateur à qui on demande de cesser d’émettre mais ce n’est pas apparemment dans ses intentions. Ni  cette décision, ni les réunions en préfecture et en sous-préfecture, ni les menaces publiques du maire, ni les manifestations devant la boutique Orange n’ont à ce jour entamé la volonté d’Orange qui met en avant d’avoir respecté toutes les procédures légales, d’avoir obtenu tous les avis favorables des services de l’Etat et surtout obtenu de la mairie l’autorisation de construire.
Désormais, les caméras et les micros sont partis. Que faire maintenant ? La fermeture de l’école a créé une situation de non–retour. Comment expliquer aux parents, aux enseignants, aux enfants qu’ils vont réintégrer l’école alors que les risques n’ont pas disparu ?
Rappelons que le maire a été alerté le 20 décembre dernier par les riverains et les parents d’élèves. Il aurait pu alors revenir sur le permis de construire qu’il a donné. Il ne l’a pas fait malgré l’insistance des riverains et des parents d’élèves. Il  tergiversé et proposer à l’opérateur de « sortir de la crise par le haut » (!!!)  
Quand la fumée des contre-feux s’estompe, la dure réalité revient !
Monsieur Beauvois a sans doute raison : «  l’Europe entière nous regarde ». Les habitants de Château-Thierry aussi et en plus ils regardent Monsieur Beauvois !

Vous pouvez également retrouver les articles de l'union parus dans le week end en cliquant ici :
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/294215/Decryptage__Un_coup_mediatique_et_apres_






Dimanche 10 Mai 2009
Section PS de Château-Thierry
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