Egalité-sur-Marne

Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité



Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité



Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs semaines sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.  


En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.  


Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite. Un seuil a ainsi été franchi, un seuil inquiétant pour l’avenir de tous.ce qui est en contradiction avec l’article 1er de la Constitution qui « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile. Le nécessaire respect de l’ordre public ne doit pas être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.











signer une pétition en ligne appelée « déclaration citoyenne » sur le site 
http://nonalapolitiquedupilori.org/



Mardi 31 Août 2010
Dominique Jourdain
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