Egalité-sur-Marne

Antenne-relais : une chronologie des événements

C’est le sujet dont tout le monde parle à Château-Thierry. Mais que s’est-il passé exactement ? Voici la chronologie des faits, qui met en évidence la duplicité de l’équipe municipale, qui s’agite aujourd’hui pour faire oublier les erreurs d’hier.



Antenne-relais : une chronologie des événements
1er août 2008 : le maire autorise les travaux pour la construction de l’antenne relais, après réception de la déclaration préalable, comme en atteste le plan cadastral. Celui-ci comporte les mesures de distance entre l’antenne et les bâtiments alentour, dont l’école.

17 décembre 2008 : L’antenne est installée à proximité des écoles maternelle et élémentaire du quartier des Chesneaux, ainsi que du lycée Jules-Verne. C’est la surprise chez les parents d’élèves et les riverains, qui s’organisent et alertent la mairie. Celle-ci n’a ni concerté, ni même informé. La presse est avertie. L’antenne n’émet pas encore.
 
30 janvier 2009 : La mairie organise une réunion publique avec les représentants de l’opérateur, les riverains et les parents d’élèves. L’ambiance est houleuse : à l’inquiétude des parents, l’opérateur ne sait répondre que par des propos niant tout risque pour la santé humaine. Quant au maire, comme le montre le film d’Aisne TV, il s’en prend verbalement aux riverains en menaçant d’annuler la réunion.
 
7 février 2009 : La mairie organise une réunion avec les riverains et les parents d’élèves pour faire le point sur les démarches entreprises.
 
10 février 2009 : Les parents et les riverains se réunissent et rédigent une motion à présenter au conseil municipal, ainsi qu’une pétition.
 
17 février 2009 : Conseil municipal. Les riverains et les parents présentent leur motion demandant au maire un nouvel arrêté annulant son autorisation du 1er août et la déconstruction de l’antenne. Leur pétition a recueilli 500 signatures.
Le maire s’engage à prendre cet arrêté d’annulation dans les dix jours et d’associer le collectif aux réunions avec Orange, ce qui ne sera jamais mis en œuvre.
 
23 février 2009 : L’opérateur reçoit l’autorisation d’émettre par l’Agence nationale des fréquences. Plusieurs semaines se passent. La mairie tente à plusieurs reprises de négocier avec l’opérateur, en proposant, notamment, d’autres sites d’implantation. Sans succès.
 
4 avril 2009 : Une conférence-débat est organisée par la mairie et l’association Aterekolo 02, intitulée « Téléphonie mobile, antenne-relais et santé publique ».
Les riverains et les parents d’élèves constituent un collectif qui adhère à l’association nationale Priartem. Le collectif s’appelle « Les Chesneaux – Priartème ».
 
14 avril 2009 : Le maire prend, deux mois après son engagement de dix jours et en toute illégalité comme nous l’apprendrons courant mai, un arrêté annulant celui du 1er août autorisant l’antenne. Pendant ce temps, l’antenne émet !
 
16 avril 2009 : Le collectif se mobilise avec tracts et banderoles devant l’école pour informer les parents, protester et réclamer une nouvelle fois la déconstruction de l’antenne.
 
24 avril 2009 : Durant les vacances, une réunion est organisée en sous-préfecture avec toutes les parties (la mairie, la députée, le sous-préfet, la direction régionale et le directeur technique d’Orange, le Conseil régional, la DDASS, la DDE, les représentants des parents d’élèves, les professeurs des écoles, le proviseur du lycée Jules-Verne, la présidente de Piartem, l’association Vie et paysages et un représentant du collectif.
 
02 mai 2009 : En cette avant-veille de rentrée des classes, la mairie organise une réunion dans l’urgence. Le collectif est prévenu trop tard pour pouvoir se réunir au préalable et donc émettre un avis !
Le maire prend un arrêté fermant l’école des Chesneaux au nom du principe de précaution.
 
04 mai 2009 : L’événement connaît une médiatisation importante. Une réunion informe les parents de la fermeture de l’école, en présence de la mairie et du collectif. Ce dernier exprime des inquiétudes face à cette situation particulière et réclame une nouvelle fois le démantèlement de l'antenne. Il indique avoir pris contact avec l'un des avocats de l'association Priartem.
 
09 mai : Le maire décide de la réouverture de l'école pour le 11 mai.
Toutes les parties concernées se retrouvent à la Préfecture. Le dossier Orange est remis au membres du collectif. Il permet de constater que l'antenne est située à une distance de 65 m, au lieu des 98 annoncés dans la déclaration préalable. En outre, il n'ya eu aucune évaluation préalable du champ au niveau de l'école.
 
14 mai : L’arrêté du maire portant sur l'annulation de l'autorisation de travaux du maire est déféré au tribunal administratif par le sous-préfet. Le T.A. va sûrement annuler cet arrêté (après avoir entendu le maire et le préfet sur le sujet) puisque pris hors délai.


Mercredi 20 Mai 2009
Section PS de Château-Thierry
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